JANVIER 2014


Shahin Novrasli

Nouvel album trio du pianiste d'Azerbaïdjan Shahin Novrasli

 

Pianiste à la technique implacable, de solide formation classique, Shahin Novrasli mêle le jazz à la musique traditionnelle d’Azerbaïdjan dans ce tout nouvel opus. Bayati fait référence au « Mugam », un des styles musicaux des plus importants d’Azerbaïdjan.

Pianiste et compositeur, Shahin Novrasli a eu l’occasion de se produire pour les audiences jazz les plus exigeantes du monde, notamment au Royal Festival Hall de Londres, au Montreux Jazz Festival, au Black Sea Jazz Festival, au Mezinarodni Piano Festival de Prague et dans de nombreux clubs et festivals à travers les Etats Unis.
Originaire d’Azerbaïdjan, Shahin est un rare talent qui a grandi avec de nombreuses influences musicales dans un pays qui possède un héritage culturel riche et varié. Dès l’âge de cinq ans, il entame une éducation classique traditionnelle à l’école la plus célèbre de Baku, la Bulbul Music School, puis poursuit ses études à la Hajibeyov Academy of Music. À seulement onze ans, il se produit aux côtés de l’orchestre symphonique local à l’Azerbaïdjan Philharmonic Hall et à dix-huit ans, il interprète le Concerto pour Piano n°2 de Rachmaninov devant un publique extatique.
Mélangeant avec élégance son éducation classique, le folk traditionnel d’Azerbaïdjan “Mugam” et ses influences jazz, Shahin s’est créé un univers musical unique et accompli, dans lequel il fait correspondre l’Orient et l’Occident. Une douce vague de mélodies exotiques, de puissantes harmonies, de rythmes orientaux capricieux foudroyés d’un éclair de jazz américain, majestueux et plein d’énergie.
Avec un projet solo, un trio avec Ari Hoenig et Nathan Peck, de nombreuses collaborations notamment avec Kenny Wheeler, Iain Ballamy ou encore Tim Garland, Shahin est aujourd’hui une icône jazz azerbaïdjanaise et a reçu un accueil et des commentaires enthousiastes des critiques et du public du monde entier.


Mélanie de Biasio

La brièveté de cet album (une grosse demi-heure), son seul défaut, incite à l'écouter plusieurs fois de suite. L'expérience est recommandée ; son effet, saisissant : on finit par ne plus savoir où on est. Dans quel genre de musique ? A quel point du disque ou de l'un de ses sept morceaux ? Qu'on n'en déduise pas qu'ils sont interchangeables et manquent de caractère ou de structure. La seule responsable de ce vertige est la voix de Mélanie De Biasio, et sa façon très singulière de régner en douceur au milieu d'un trio : batterie (Dré Pallemaerts), piano (Pascal Mohy) et synthés (Pascal Paulus, également coauteur). Les instruments tissent une toile, parfois l'un devant l'autre, et la voix, profonde et vibrant d'un léger swing qui fera dire « jazzy », s'y promène avec un tranquille aplomb. Elle peut aussi s'absenter, laissant place à la flûte traversière dont Mélanie De Biasio jouait avant d'être chanteuse — mais elle chante certainement depuis toujours.

La mémoire fait revenir Jeanne Lee accompagnée par Ran Blake, ou la Nina Simone de Strange Fruit, un blues à nu, filtré ici par la lenteur calculée du trip-hop et l'espacement sonore de Mark Hollis (avec ou sans Talk Talk). Le pouvoir de cette voix est tel qu'on entend même son écho dans le titre où elle n'est pas (With love).No deal est le deuxième album de Mélanie De Biasio — qui, au fait, est belge. Il palpite et prend son temps pour prendre le nôtre. — François Gorin


Palmarès Académie du jazz 2013 : Vincent Peirani, lauréat du Prix Django Reinhardt

Au cours d’une soirée organisée le 14 janvier au Théâtre du Châtelet, l’Académiedu jazz, présidée par François Lacharme, a décerné ses prix pour l’année 2013. Succédant à Émile Parisien, l’accordéoniste Vincent Peirani a reçu le prix Django Reinhardt (musicien français de l’année).


Palmarès de l’Académie du jazz 2013 :


- Prix Django Reinhardt (musicien français de l’année) :

VINCENT PEIRANI 

 

Finalistes : Cécile McLorin Salvant, Fabien Mary, Manu Codjia

 

- Prix du jazz vocal :

CÉCILE McLORIN SALVANT « WOMAN CHILD » (Mack Avenue/Universal)

 

Finalistes : René Marie « I Wanna Be Evil » (Motéma/Harmonia Mundi), Youn Sun Nah « Lento » (ACT/Harmonia Mundi)

 

- Prix blues :

ERIC BIBB « JERICHO ROAD » (Dixiefrog/Harmonia Mundi)

 

Finalistes : Ursula Ricks « My Street » (Severn Records/www.severnrecords.com), Big Daddy Wilson « I’m Your Man » (Dixiefrog/Harmonia Mundi)

 


Plus d’informations sur le site de l’Académie du jazz