Avril 2014

Piers Faccini

 

Il sera en concert le 10 août à La Petite Pierre. Mais si Piers Faccini est aujourd’hui surtout connu en tant que musicien, c’est pourtant bien comme peintre qu’il a d’abord déployé son univers serein et intimiste.

Le Festival de Cinéma d'Alès propose à l'artiste une carte blanche avec une exposition de ses œuvres au Musée Pierre André Benoit (jusqu'au 15 juin).

 

http://www.alescevennes.fr/resources/medias/culture/musee.pab/piers-faccini.pdf

 

http://www.piersfaccini.com/art/


 

 

Macha Gharibian

 

 

 

Elle fut l’une des belles surprises de 2013, avec un premier album sur le label Bee Jazz qui n’était pas passé inaperçu lors de sa sortie, en janvier. Auréolé d’un enthousiasme unanime, Mars révélait les qualités et l’univers atypique de Macha Gharibian, pianiste de formation classique et chanteuse, d’origine arménienne.

Comme Tigran Hamasyan et bien que leurs parcours divergent, Macha Gharibian, fille de l’un des fondateurs du groupe Bratsch, multiplie dans son disque les références à cette tradition, qu’elle soit instrumentales ou chantées. D’une reprise d’un chant populaire, Kele Kele, au thème Parmani revisité et jusqu’à des chansons arrangées façon folk songs. Ainsi le titre pop et optimiste Night, qu’elle a composé sur les vers du poète londonien William Blake. D’autres encore soulignent son expérience dans l’univers du jazz auprès des musiciens de New York tels que Jason Moran, Craig Taborn ou Ralph Alessi, renommé trompettiste californien installé dans la Grosse Pomme qu’elle invite sur Affect Stories.

 

Sans s’éparpiller, Macha Gharibian propose un voyage empli de sérénité dont les contours flottent entre le mont Ararat et l’atmosphère de Brooklyn. Envoûtant dès les premières notes avec Ritual Prayer, issu d’un poème de William Parker, Mars oscille à pas feutrés de notes bleues en accents moyen-orientaux. A déguster d’urgence, en live.

Dominique Queillé / Libération /03-01-14